En bref : Après des années d'attentes (et pas mal de threads Reddit enflammés), Opera GX débarque enfin sur Linux. C'est stratégique : Linux pèse désormais 3% des joueurs Steam.

C'est officiel. Mercredi, Opera a enfin lâché sa version Opera GX pour Linux. Un déploiement qu'on n'espérait plus vraiment depuis 2019, mais qui arrive pile au moment où l'écosystème open-source gagne en crédibilité chez les joueurs. Le navigateur est dispo via les classiques paquets .deb et .rpm (Debian, Ubuntu, Fedora et OpenSUSE sont servis).

Pourquoi ce "Move" ?

Soyons clairs : avec 34 millions d'utilisateurs, Opera GX n'est plus une niche. C'est même le produit qui tire la croissance du groupe. Mais surtout, Linux n'est plus le "truc de barbus" d'avant (un peu comme la Nintendo Switch 2 et sa batterie amovible, on sent un vent de liberté). Entre le Steam Deck et la maturité de Proton, la plateforme a franchi la barre symbolique des 3 % sur Steam.

L'annonce avait été discrètement faite en janvier sur X. Promesse tenue : ils sont arrivés avant la fin du trimestre.

Qu'est-ce qu'on a dans le ventre ?

C'est tout sauf un portage "au rabais". On retrouve tout ce qui fait le sel de GX :

  • GX Control : Pour brider la RAM et le CPU (indispensable quand on veut que son jeu reste prioritaire).
  • Sidebars Discord & Twitch : Déjà intégrées, pas besoin de jongler avec 50 onglets.
  • VPN & Adblock : Le VPN gratuit est de la partie, audité par Deloitte (plutôt rassurant).


On ne change pas une équipe qui gagne : l'interface GX reste fidèle à elle-même sur Linux.

Mods et Personnalisation

Sur Linux, la bidouille est reine. Ça tombe bien : le GX Store propose plus de 10 000 mods. Shaders, sons, thèmes... de quoi s'amuser. Plus important encore : une équipe dédiée a été mise en place pour corriger les bugs spécifiques à Linux. Ils ne comptent pas lâcher le produit dans la nature sans SAV.

Vie privée : Le point sensible

Opera assure respecter le RGPD à la lettre (racines européennes oblige). Pas d'historique ou de localisation siphonnés sans votre aval. Pourtant, sur Reddit, les avis sont partagés. Côté Linux, le monde est complexe : certains adorent l'option, d'autres froncent les sourcils devant un code propriétaire bardé d'IA.

Pour Opera, Linux est un laboratoire de "power users". Dans un monde où le gaming s'émancipe de Windows, être présent là où les joueurs s'installent est un mouvement tactique intelligent, même si la conquête des puristes de l'open-source s'annonce rude.